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Quelle est la température sur le mont Everest ? Guide de survie, de température et de météo

Camp de base de l'Everest
Camp de base de l'Everest

L'Everest est extrêmement froid et venteux toute l'année . Même au camp de base, les températures descendent en dessous de zéro la nuit, et plus on monte, plus il fait froid. Même en été, le sommet ne se réchauffe pas.

Durant le mois le plus chaud, la température moyenne au sommet est d'environ -19 degrés, et en hiver, elle avoisine les -36 degrés, avec des extrêmes proches de -60 degrés. Des vents violents accentuent encore la sensation de froid, et le refroidissement éolien peut donner une température ressentie de -50 degrés, voire, dans certains cas extrêmes, de -70 degrés.

Tous les randonneurs ont réussi le trek de 10 jours jusqu'au camp de base de l'Everest.
Voyage recommandé

Everest Base Camp Trek

15 jours
|
Voyage modéré

Des vents violents font obstacle à l'ascension de la montagne, et les conditions météorologiques ne permettent de progresser en toute sécurité que lors de brèves périodes d'accalmie. Ces moments de calme, appelés fenêtres d'ascension, sont typiques du mois de mai et du début de l'automne. Ces courtes périodes de vent plus faible et de temps stable, même si le froid reste intense, rendent l'ascension possible en toute sécurité pour les randonneurs et les alpinistes tout au long de leur expédition.

Températures sur l'Everest en fonction de l'altitude

Camp de base de l'Everest (5,364 XNUMX m)

Le camp de base de l'Everest se situe sur le glacier de Khumbu et sert de point de départ à de nombreux alpinistes et randonneurs. La température y varie rapidement au cours de la journée, au gré de la course du soleil dans la vallée.

Au petit matin, l'air est froid et le givre recouvre les tentes et le sol rocailleux. Au lever du soleil sur les hauts sommets, le glacier reflète une lumière vive et réchauffe les lieux. Les randonneurs ôtent souvent des couches de vêtements en marchant en milieu de journée.

En fin d'après-midi, le soleil disparaît derrière les crêtes et la température chute brutalement. Les nuits sont froides, avec des températures descendant jusqu'à -5 °C à -10 °C pendant les principales saisons de trekking, et peuvent être encore plus basses au début du printemps ou à la fin de l'automne. Pour rester confortables, les randonneurs utilisent des vestes chaudes, des gants, des bonnets et des sacs de couchage.

Camp I (6 065 m)

Le camp I se situe au sommet de la cascade de glace du Khumbu et marque l'entrée du cirque occidental. Les hautes parois de neige qui entourent le cirque emprisonnent la lumière du soleil et créent une atmosphère chaleureuse en milieu de journée. Les alpinistes y apprécient souvent de rares moments de confort. À l'intérieur des tentes, la température est suffisamment douce pour se détendre.

Mais une fois le soleil couché, la chaleur s'échappe rapidement. Les nuits sont glaciales, avec des températures descendant jusqu'à -15 °C, voire moins, ce qui crée une glace très dure et rend le sommeil inconfortable. Du givre se forme à l'intérieur des parois de la tente et les bouteilles d'eau gèlent si elles ne sont pas gardées près du corps.

Le vent peut s'engouffrer dans la vallée par le haut et dissiper instantanément la chaleur. Le camp I enseigne aux alpinistes l'importance de gérer leur température corporelle et leurs vêtements en permanence.

Camp II (6 400 m)

Le camp II, situé plus profondément dans le cirque occidental, est l'un des plus importants pour l'acclimatation. Les alpinistes y passent plusieurs nuits afin de se préparer aux hautes altitudes. La forte lumière du soleil se reflète sur les hautes parois enneigées et le camp devient chaud l'après-midi.

Les alpinistes apprécient souvent de se reposer dans leurs tentes à des températures agréables. Mais les nuits au Camp II descendent jusqu'à -20 ou -30 degrés. La neige fond légèrement le jour et gèle fortement la nuit. Il est donc indispensable de protéger les chaussures, les cordes et le matériel du gel.

Des vents intermittents venant de la face du Lhotse peuvent balayer le camp et rendre les conditions climatiques très froides. Le camp II est une oasis de chaleur éphémère le jour et un environnement hostile la nuit.

Froid dans la cascade de glace du Khumbu

La cascade de glace du Khumbu est l'un des passages les plus célèbres et les plus dangereux de l'Everest. Située entre le camp de base et le camp I, elle est composée de profondes crevasses, de tours de glace mouvantes et de blocs instables. Le froid qui y règne représente un défi particulier. La nuit, la glace durcit considérablement et la température descend jusqu'à environ -15 °C, voire moins.

La surface devient glissante et les alpinistes doivent progresser avec prudence. Le petit matin est le moment idéal pour la traverser, car le froid stabilise la glace. Au lever du soleil, les couches supérieures commencent à fondre légèrement, ce qui accroît les risques et rend les mouvements plus difficiles.

Même par temps chaud, la cascade de glace reste froide car il s'agit d'une rivière gelée. Les grimpeurs portent plusieurs couches de vêtements chauds et restent vigilants lorsqu'ils se déplacent entre les échelles et les cordes.

Camp III (7 162 m)

Le camp III est situé sur la face abrupte et glacée du Lhotse. Creusé dans une glace bleue et dure, il ne reçoit le soleil que quelques instants par jour. Même lorsque le soleil brille, l'air reste glacial. Les températures de l'après-midi avoisinent les -15 °C, et les nuits descendent jusqu'à -25 °C, voire moins.

Ici, les alpinistes portent en permanence d'épais vêtements en duvet car le froid est d'autant plus intense que l'air est raréfié. Le vent est également un problème majeur car il transperce les vêtements et augmente le risque d'engelures. La face du Lhotse ne présente aucune barrière naturelle ; par conséquent, même une légère brise peut devenir violente.

Le froid affecte la respiration, les mouvements et le sommeil, rendant chaque tâche simple lente et épuisante. Le camp III marque le moment où le corps humain commence à lutter contre la combinaison de l'air raréfié et des températures glaciales.

Camp IV (7 925 m)

Le camp IV est situé au Col Sud, une large plateforme plate entre l'Everest et le Lhotse. Ce camp se trouve dans l'un des endroits les plus froids où l'on puisse séjourner, même brièvement.

Le vent souffle ici constamment et avec force, secouant souvent les tentes et projetant de la neige poudreuse sur le campement. Les températures de l'après-midi peuvent se maintenir autour de -20 ou -25 degrés, tandis que les nuits descendent jusqu'à -30 degrés, voire moins.

Les températures hivernales chutent encore davantage, poussant les conditions à la limite des capacités du matériel et des grimpeurs. Ces derniers utilisent de l'oxygène en bouteille car la pression atmosphérique est trop faible pour respirer en toute sécurité.

Le froid ralentit tous les mouvements, et les alpinistes doivent économiser leur énergie. Les tentes tremblent toute la nuit sous l'effet des vents violents, aussi les alpinistes dorment-ils souvent légèrement et veillent-ils à bien fixer leur matériel.

S'attarder trop longtemps au Col Sud peut s'avérer dangereux ; les alpinistes arrivent donc, se reposent un court instant et se préparent pour l'ascension finale. Ces températures correspondent aux conditions typiques de la saison d'alpinisme et non à celles des tempêtes hivernales les plus rigoureuses, qui peuvent être bien plus basses.

Sommet de l'Everest (8 849 m)

Le sommet de l'Everest est le point culminant de la planète et l'un des endroits les plus froids accessibles à l'homme. La température n'y dépasse jamais le point de congélation, quelle que soit la saison. Même durant le mois le plus chaud, la température moyenne avoisine les -19 °C. En hiver, elle se maintient aux alentours de -36 °C. L'air y est extrêmement raréfié et le vent accentue considérablement le froid.

Même une légère brise peut engendrer un froid glacial proche de moins cinquante degrés. Les alpinistes doivent atteindre le sommet tôt le matin, lorsque le temps est le plus calme. Ils n'y restent que peu de temps, car le froid épuise rapidement les forces. Le sommet est magnifique, mais il exige une concentration absolue, une préparation minutieuse et un profond respect.

Météo à l'Everest selon les saisons

Des stupas commémoratifs se dressent en hommage silencieux au camp de base de l'Everest
Des stupas commémoratifs se dressent en hommage silencieux au camp de base de l'Everest

Hiver (décembre-février)

L'hiver est la saison la plus froide sur l'Everest. Le courant-jet se déplace vers le sud et se situe directement au-dessus de la montagne. Il en résulte des vents violents et continus qui balayent les crêtes et éliminent toute trace de chaleur.

Au sommet, les températures oscillent entre -35 et -40 degrés. Le refroidissement éolien accentue la sensation de froid et peut atteindre -70 degrés. Le ciel est souvent dégagé, mais le froid reste trop intense pour une ascension en toute sécurité.

Le matériel devient fragile et les pentes se durcissent et se verglacent. Seuls quelques rares alpinistes s'aventurent sur l'Everest en hiver, car le froid met le corps à rude épreuve. L'Everest hivernal est réputé pour ses vents violents, son gel intense et ses conditions quasi impossibles.

Printemps (mars-mai)

Le printemps est la saison la plus prisée pour les expéditions à l'Everest . En mars, l'air reste froid, mais le vent commence progressivement à faiblir. Dès avril, le temps se stabilise, offrant aux expéditions de meilleures chances de se déplacer en toute sécurité entre les camps d'altitude. Le courant-jet se déplace vers le nord et les journées calmes se font plus fréquentes. Ces journées calmes permettent aux alpinistes de rejoindre les camps d'altitude et de parachever leur acclimatation.

Expédition au mont Everest
Voyage recommandé

Expédition au mont Everest – 55 jours

55 jours
|
Voyage difficile

En mai, la fenêtre d'ascension optimale arrive, et la plupart des équipes tentent de planifier leur assaut final durant cette courte période. Les vents y sont plus faibles, offrant ainsi les meilleures chances d'atteindre le sommet en toute sécurité. Le camp de base est chaud en journée, mais les nuits restent froides. Le printemps offre le meilleur compromis entre ciel dégagé, météo prévisible et températures modérées.

Été (juin-août)

L'été amène la mousson, qui enveloppe l'Everest de nuages, provoque d'importantes chutes de neige et des orages soudains et dangereux. L'air humide de l'océan Indien se transforme en pluie dans les vallées et en neige en altitude. L'Everest est alors nuageux, humide et instable, avec des pentes qui semblent molles et une visibilité changeante.

Les chutes de neige augmentent les risques d'avalanches et rendent les itinéraires d'escalade difficiles à suivre. La visibilité est réduite et des orages peuvent se former rapidement. Malgré des températures plus clémentes, la montagne devient dangereuse en raison de l'instabilité de la neige et du terrain détrempé.

Les alpinistes évitent complètement cette saison car la neige instable et les fréquentes tempêtes rendent toute progression en toute sécurité quasi impossible. Les randonneurs préfèrent également ne pas s'y rendre à cette période car les sentiers deviennent boueux et glissants. La mousson fait revivre les forêts, mais rend l'Everest impraticable pour une ascension en toute sécurité.

Automne (septembre-novembre)

L'automne est la deuxième saison d'alpinisme. Après la mousson, le ciel se dégage et la vue sur l'Himalaya s'améliore. En septembre, l'air est frais et les températures modérées, offrant des conditions de marche agréables pour les randonneurs et le personnel du camp de base. Le camp de base est agréable le jour et froid la nuit. Le sommet est plus froid qu'au printemps, mais reste accessible en début d'automne.

Certaines expéditions tentent l'ascension du sommet fin septembre ou début octobre, lorsque les vents sont faibles. En novembre, le courant-jet revient et le vent se renforce sur la montagne. La fin de l'automne devient trop venteuse pour l'ascension. Les randonneurs apprécient cette saison car les sentiers sont secs et le temps calme.

Comment la météo évolue pendant l'ascension du sommet

Le temps change très rapidement lors de l'ascension finale. Les alpinistes quittent le camp IV tard dans la nuit ou tôt le matin. À ce moment-là, l'air est extrêmement froid, le ciel est sombre et le vent est généralement calme. Les vents sont les plus faibles aux premières heures de la journée.

Au lever du soleil, le ciel s'illumine, mais les températures restent basses car l'air raréfié ne retient pas la chaleur. En milieu de journée, le vent se lève souvent, obligeant les alpinistes à accélérer leur descente vers la sécurité des camps inférieurs. C'est pourquoi ils s'efforcent d'atteindre le sommet tôt et de redescendre avant que le vent ne devienne dangereux.

Si des nuages ​​se forment soudainement, la visibilité diminue rapidement. La température varie également en fonction de la direction du vent ; un léger changement peut donc rendre l’air beaucoup plus froid. Une petite variation du vent peut transformer des conditions d’escalade sûres en une situation périlleuse. Les grimpeurs doivent prendre leurs décisions en fonction des prévisions météorologiques et de leur propre condition physique.

Phénomènes météorologiques sur l'Everest : pourquoi fait-il si froid ?

Altitude extrême et air raréfié

Le froid intense sur l'Everest est principalement dû à l'altitude. La pression atmosphérique diminue et l'atmosphère se raréfie à mesure que l'on monte. La chaleur ne peut être retenue dans l'air raréfié et se dissipe donc rapidement. Le soleil est puissant le jour, mais le sol se refroidit instantanément dès son coucher.

Durant la nuit, les températures sont très basses car l'air raréfié et sec laisse la chaleur s'échapper rapidement dans l'espace, ce qui provoque un refroidissement très rapide du sol et de l'atmosphère. Le corps humain perd également plus de chaleur en altitude car chaque respiration libère de l'air chaud.

Le sommet se situe dans une zone où l'air est trop raréfié pour que le corps puisse fonctionner normalement sans protection. Cette altitude extrême crée des conditions similaires à celles qui règnent à proximité de l'espace.

Vents du courant-jet

Le courant-jet est une bande de vent puissante qui circule en haute altitude. En hiver et au début du printemps, il se déplace vers le sud et passe directement au-dessus de l'Everest. À ce moment-là, le sommet est balayé par des vents violents qui chassent l'air chaud. Ce vent constant engendre un refroidissement éolien dangereux, capable de geler la peau exposée en très peu de temps.

Même par temps clair, le vent peut geler la peau exposée en quelques secondes. Les alpinistes consultent attentivement les prévisions du courant-jet afin de choisir des jours d'ascension où les vents sont plus faibles et donc plus sûrs.

Lorsque le courant-jet se déplace brièvement vers le nord, une fenêtre d'ascension se crée. Cette fenêtre permet aux alpinistes d'atteindre le sommet en toute sécurité. Sans ce changement de direction, les vents violents rendent l'ascension impossible.

Géographie de l'Himalaya

L'Everest domine tous les sommets environnants et reçoit les vents de toutes les directions. Le col Sud, semblable à une clairière, canalise un vent violent à travers l'Everest et le Lhotse. La fraîcheur nocturne de la vallée du Khumbu rend le camp de base et les environs particulièrement glacials.

Au nord s'étend le plateau tibétain, froid toute l'année, dont l'air glacial souffle vers l'Everest. Durant les hivers rigoureux, la lumière du soleil se reflète sur le sol, qui ne se réchauffe pas. La forme particulière de la montagne favorise les tempêtes et permet aux vents de se lever rapidement sur ses pentes. L'ensemble de ces facteurs contribue à un climat extrêmement froid.

Neige, glace et surfaces réfléchissantes

La majeure partie de l'Everest est recouverte de neige et de glace. Ces surfaces réfléchissent la lumière du soleil et empêchent la chaleur de pénétrer dans le sol. Même par temps ensoleillé, la neige reste froide. Une fine couche peut fondre légèrement l'après-midi, mais elle regèle la nuit.

La surface réfléchissante amplifie la lumière du soleil sur l'alpiniste, créant une sensation mêlée de chaleur et de froid. La neige dissimule les crevasses profondes et rend les surfaces glissantes, obligeant les alpinistes à progresser lentement. La présence constante de neige et de glace contribue à maintenir la montagne froide tout au long de l'année.

Faible teneur en oxygène et pression atmosphérique

Le faible taux d'oxygène en haute altitude a un impact direct sur la température corporelle. Le corps humain a besoin d'oxygène pour produire de la chaleur, et lorsque le taux d'oxygène diminue, il ne peut plus produire de chaleur normalement. À haute altitude sur l'Everest, le taux d'oxygène n'est que d'environ un tiers de celui que l'on trouve au niveau de la mer.

De ce fait, le corps réduit l'irrigation sanguine des mains, des pieds et de la peau afin de conserver la chaleur pour les organes vitaux comme le cœur et le cerveau. Cela accroît le risque d'engelures et d'engourdissements. L'air froid et sec déshydrate également les poumons à chaque inspiration.

Chaque respiration évacue de la chaleur du corps. La fatigue s'accroît également car l'organisme doit fournir un effort plus important pour respirer. Lorsqu'un alpiniste est fatigué, sa capacité à se réchauffer diminue encore davantage. Le manque d'oxygène et les températures glaciales se conjuguent pour représenter un défi extrême pour quiconque se trouve sur l'Everest.

Risques sanitaires liés au froid sur l'Everest

Gelure

Les gelures surviennent lorsque la peau et les tissus gèlent sous l'effet du froid extrême. Le risque de gelures est particulièrement élevé sur l'Everest, notamment dans les camps d'altitude où le vent se conjugue au froid glacial. Elles touchent d'abord les doigts, les orteils, le nez et les joues. Les symptômes incluent engourdissements, picotements et pâleur.

L'exposition au froid provoque un durcissement ou un aspect cireux de la peau, qui s'accentue avec la durée de l'exposition. Les gelures extrêmes peuvent entraîner des lésions permanentes, allant jusqu'à la perte de doigts, d'orteils ou de parties du visage. De nombreux alpinistes ont perdu des doigts ou des orteils après avoir passé trop de temps exposés au vent.

Pour éviter les gelures, les alpinistes couvrent toute leur peau, portent des gants chauds, bougent souvent leurs doigts et les examinent régulièrement. On peut prévenir les blessures graves en réchauffant la zone et en la soignant avec douceur. L'un des risques les plus courants liés au froid sur l'Everest est la gelure.

Hypothermie

L'hypothermie survient lorsque le corps perd de la chaleur plus vite qu'il ne peut la remplacer. La température corporelle commence à baisser et l'alpiniste peut se mettre à frissonner. Les premiers signes incluent une élocution lente, de la confusion, des mouvements maladroits et de la fatigue. Sur l'Everest, l'hypothermie peut s'installer rapidement, surtout si l'alpiniste est fatigué, mouillé ou s'arrête de bouger.

Le vent accroît le risque car il dissipe rapidement la chaleur. En cas d'hypothermie sévère, la personne peut cesser de frissonner et perdre connaissance. Le traitement nécessite de la chaleur, des vêtements secs et du repos, idéalement dans un campement abrité où la personne peut être surveillée. Les alpinistes préviennent l'hypothermie en portant plusieurs couches de vêtements, en s'hydratant correctement, en consommant des aliments chauds et en évitant les périodes de repos prolongées dans le froid.

Cécité des neiges

La cécité des neiges survient lorsque les rayons ultraviolets, fortement réfléchis par la neige, endommagent les yeux. En haute altitude, les rayons du soleil sont plus intenses car l'atmosphère est plus raréfiée. Sans protection oculaire adéquate, la surface de l'œil s'irrite.

Les symptômes incluent rougeurs, douleurs, larmoiements, vision floue et sensibilité à la lumière. La cécité des neiges rend l'alpinisme dangereux car la personne ne voit pas clairement. Les alpinistes s'en prémunissent en portant des lunettes de protection ou des lunettes de glacier offrant une protection élevée contre les ultraviolets.

En cas de cécité des neiges, reposer les yeux dans l'obscurité favorise leur guérison en un jour ou deux. Il est important d'avoir des lunettes de rechange, car les perdre à cause du vent peut s'avérer grave.

Œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA)

L'œdème pulmonaire de haute altitude est une maladie potentiellement mortelle caractérisée par l'accumulation de liquide dans les poumons. Il est principalement dû à la faible teneur en oxygène en haute altitude, qui entraîne une augmentation de la pression dans les vaisseaux sanguins pulmonaires. Les ascensions rapides, les efforts physiques intenses et le stress lié au froid augmentent les risques.

Les symptômes peuvent apparaître précocement, notamment une difficulté à respirer même au repos, une toux persistante et une fatigue inexpliquée. Dans les cas les plus graves, l'alpiniste peut souffrir d'asphyxie. La descente immédiate et l'administration d'oxygène constituent alors le seul traitement sûr.

Les alpinistes se surveillent mutuellement de près en raison des symptômes, car la prévention des complications graves est possible à un stade précoce. Cette situation leur rappelle que le froid et l'altitude interagissent et peuvent engendrer des situations dangereuses.

Œdème cérébral de haute altitude (HACE)

L'œdème cérébral de haute altitude est une affection potentiellement mortelle caractérisée par un gonflement du cerveau dû à un manque d'oxygène. Les symptômes incluent confusion, troubles de l'équilibre, incoordination et comportements anormaux. Un alpiniste atteint de cet œdème peut avoir un comportement inhabituel ou éprouver des difficultés à marcher. Sans traitement, il peut être fatal ; c'est pourquoi les équipes sont formées pour repérer les symptômes et intervenir immédiatement.

La seule solution sûre est une descente immédiate et l'administration d'oxygène. Les médicaments peuvent contribuer à réduire l'œdème, mais une descente rapide est essentielle. Le froid rend les symptômes plus difficiles à déceler, car les alpinistes sont déjà fatigués et leur concentration est ralentie. Les alpinistes restent attentifs au comportement des autres, car des décisions rapides peuvent sauver des vies dans cette situation.

Comment les alpinistes survivent au froid extrême de l'Everest

Système de vêtements superposés

Les alpinistes utilisent un système de vêtements multicouches pour se maintenir au chaud quelles que soient les conditions. Les couches inférieures évacuent la transpiration en la faisant passer à travers la peau. La couche intermédiaire, en polaire ou en duvet léger, est chaude. La couche extérieure protège du vent et de la neige. En haute altitude, les alpinistes portent une combinaison intégrale en duvet qui emprisonne la chaleur corporelle.

Cette combinaison protège des vents violents et des températures glaciales. Les alpinistes ajustent leurs couches de vêtements tout au long de la journée, en ajoutant ou en enlevant des vêtements pour éviter de transpirer et d'avoir trop froid.

Ils retirent des couches de vêtements par temps chaud pour éviter de transpirer et en rajoutent lorsque la température baisse. Un système de superposition adapté permet aux alpinistes de rester confortables, de limiter les pertes d'énergie et de garantir leur sécurité face aux changements de météo.

Bottes, gants et protection faciale

Les grimpeurs enlèvent des couches de vêtements par temps chaud pour éviter de transpirer et les remettent lorsqu'il fait plus froid. Ce système de superposition adapté leur permet d'être à l'aise, de minimiser leur dépense énergétique et de rester en sécurité face aux changements de météo. Les pieds et les mains sont extrêmement sensibles au froid.

Les alpinistes utilisent des chaussures d'altitude dotées d'une isolation épaisse et d'une membrane extérieure robuste. Ces chaussures permettent de garder les pieds au chaud même par vent glacial. Pour se protéger du froid, ils portent généralement deux types de chaussettes : des chaussettes fines et des chaussettes chaudes. Ils portent également plusieurs paires de gants : des gants fins pour plus de liberté de mouvement et des moufles épaisses pour plus de chaleur.

Le visage est recouvert d'un masque ou d'une cagoule protégeant le nez, les joues et le menton. Des lunettes de protection protègent les yeux du vent et du soleil. En haute altitude, la peau peut geler très rapidement ; les alpinistes doivent donc être entièrement couverts. La protection du visage leur permet également de respirer de l'air chaud, ce qui contribue à leur confort.

Systèmes de couchage dans les camps d'altitude

Dormir en haute altitude est difficile car les températures chutent brutalement la nuit. Les alpinistes utilisent des sacs de couchage en duvet épais capables de résister à des températures proches de -40 °C. Ils placent deux matelas de sol sous le sac pour empêcher la chaleur de s'échapper dans la glace. Ils rangent également leurs gourdes, leurs chaussettes de randonnée et leurs batteries à l'intérieur de leur sac de couchage afin d'éviter qu'elles ne gèlent.

Au Col Sud, certains alpinistes dorment même dans leur combinaison en duvet pour plus de chaleur. Bien dormir est essentiel car le corps a besoin de repos avant de poursuivre l'ascension. Un système de couchage adapté permet aux alpinistes de récupérer leur énergie et d'assurer leur sécurité pour la suite de l'ascension.

S'hydrater et manger pour se réchauffer

S'alimenter et s'hydrater est essentiel pour se maintenir au chaud sur l'Everest. C'est en haute altitude que le corps se soumet à un effort intense pour respirer, bouger et produire de la chaleur. Cela signifie que les alpinistes doivent manger plus fréquemment que d'habitude. Ils prennent des petits déjeuners riches en glucides et des repas pauvres en matières grasses.

Les boissons chaudes comme le thé, la soupe et le chocolat chaud permettent de maintenir la température corporelle et d'hydrater la gorge par temps froid et sec. L'hydratation est essentielle car l'air raréfié déshydrate les poumons à chaque inspiration.

Un corps déshydraté ne peut se maintenir au chaud et se fatigue rapidement. Les alpinistes font fondre la neige pour obtenir de l'eau potable et en boivent de petites quantités tout au long de la journée. En s'alimentant suffisamment et en restant hydratés, ils se protègent de la fatigue liée au froid.

Stratégie d'acclimatation

L'acclimatation est le processus progressif qui permet à l'organisme de s'adapter au faible taux d'oxygène en haute altitude. Les alpinistes suivent la méthode « monter haut, dormir bas ». Ils séjournent dans des camps d'altitude pendant la journée et redescendent dans des camps plus bas la nuit. Cela favorise la production de globules rouges et améliore la respiration. Une bonne acclimatation réduit la fatigue et améliore la thermorégulation.

Sans acclimatation, le corps se fatigue rapidement et peine à se maintenir au chaud. Les alpinistes prennent également des jours de repos au camp de base et au camp II pour permettre à leur corps de récupérer. L'acclimatation rend l'ascension plus sûre et plus confortable. Un alpiniste bien acclimaté se déplace plus efficacement, conserve mieux sa chaleur corporelle et a de meilleures chances de réussir l'ascension du sommet en toute sécurité.

Oxygène supplémentaire

L'oxygène d'appoint aide les alpinistes à supporter l'altitude extrême. Au-dessus de huit mille mètres, la quantité d'oxygène dans l'air est trop faible pour que l'organisme fonctionne normalement. Respirer de l'oxygène en bouteille procure plus d'énergie, améliore la concentration et contribue au maintien de la température corporelle.

Les alpinistes utilisent des masques à oxygène reliés à des bouteilles d'acier qui assurent un flux d'air continu. Ils utilisent de l'oxygène pendant leur sommeil au camp IV et durant toute l'ascension finale. L'oxygène minimise les risques d'engelures car le sang chaud parvient aux mains et aux pieds.

Il sert également à aider les alpinistes à redescendre en toute sécurité une fois arrivés au sommet. L'oxygénothérapie est aussi devenue un élément essentiel de l'ascension moderne de l'Everest et a considérablement amélioré la sécurité de la plupart des alpinistes.

Prévisions météorologiques sur le mont Everest

L'un des éléments clés de toute expédition à l'Everest est la prévision météorologique. Les alpinistes comptent sur des prévisions fiables pour choisir le moment le plus opportun pour entreprendre l'ascension. Les météorologues analysent les modèles mondiaux et les données satellitaires afin de surveiller la vitesse du vent, les tempêtes et les variations de température.

Ils rendent compte quotidiennement de leur progression au camp de base par satellite. L'élément de prévision le plus important est la vitesse du vent au sommet. Lorsque le vent faiblit, les alpinistes attendent une fenêtre météo favorable pour gravir la montagne. Cette fenêtre peut ne durer que deux ou trois jours.

L'ensemble des expéditions est planifié durant cette courte période. Des prévisions météorologiques favorables permettront aux alpinistes d'éviter les tempêtes, les engelures et les vents violents. Cela a considérablement amélioré le taux de réussite des expéditions actuelles sur l'Everest.

Conseils pratiques pour les randonneurs : Camp de base de l’Everest vs. Sommet de l’Everest

Le trek jusqu'au camp de base de l'Everest et l'ascension du sommet exigent une préparation adéquate aux conditions climatiques extrêmes : froid intense, air raréfié et météo imprévisible. Les randonneurs pourront rester au chaud durant les nuits froides dans des destinations telles que Dingboche, Lobuche et Gorak Shep grâce à des vêtements chauds superposés, une bonne doudoune et un sac de couchage grand froid.

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Voyage recommandé

Randonnée au col de Gokyo Renjo La

13 jours
|
Voyage modéré

Lunettes de soleil, gants, bonnet et chaussettes chaudes protègent du soleil intense et des vents violents. Des repas réguliers, une hydratation abondante et des journées d'acclimatation à Namche et Dingboche facilitent l'adaptation du corps à l'altitude. Les alpinistes qui montent plus haut doivent prendre des précautions de sécurité encore plus strictes et porter une combinaison intégrale en duvet, des moufles épaisses, des gants et des lunettes de rechange, ainsi qu'une lampe frontale performante.

Il leur est conseillé de surveiller régulièrement leur niveau d'oxygène, de suivre les conditions météorologiques et de rebrousser chemin en cas de vent ou de visibilité dangereux. Une alimentation régulière, une hydratation suffisante et des échanges réguliers avec l'équipe contribuent à réduire les risques. Bien préparées, la randonnée et l'alpinisme peuvent être des expériences à la fois sûres et enrichissantes.

Conclusion

L'Everest est un lieu d'une beauté exceptionnelle, mais aussi d'une difficulté extrême. La montagne s'élève vers un monde de froid extrême, d'air raréfié et de faible densité. Le froid imprègne chaque aspect de l'expédition, de la marche jusqu'au camp de base jusqu'à l'ascension finale de l'arête sommitale.

La connaissance de la température, des conditions météorologiques des différentes saisons, des régimes de vent, de l'impact de l'altitude et des techniques de survie sur l'Everest est essentielle pour tous les visiteurs. Les randonneurs et alpinistes bien préparés restent au chaud, en sécurité et profitent pleinement de leur expérience. Les dangers du froid sont prévenus grâce à des vêtements adaptés, une bonne acclimatation, un excellent travail d'équipe et une planification rigoureuse.

L'Everest offre des panoramas exceptionnels à ceux qui respectent les conditions qu'il impose, une profonde satisfaction personnelle et un fort sentiment d'appartenance à l'Himalaya. Avec une préparation et un état d'esprit adéquats, il est possible de découvrir en toute sécurité et avec confiance le monde froid de l'Everest.

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